VISITE DU PANAMA, PLONGÉE EN PLEINE NATURE

Saviez-vous que le Panama a l’une des biodiversités les plus grandes et variées au monde ? Pour mon deuxième voyage au Panama, je me suis concentrée sur les activités nature : observer les oiseaux, les singes, les reptiles, et j’ai aussi rencontré une association de protection animale et des indiens !

Fin avril, je retournais donc au Panama, quelques mois après mon précédent et premier séjour.

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La tête en l’air à Chiriqui

Je commence mon voyage dans l’ouest du pays, dans la province de Chiriqui. Ici, c’est le royaume des montages, des plantations de café et de la forêt tropicale. Au loin trône le Barú, le volcan endormi et plus haut sommet du Panama.

Partout en entend les oiseaux et les singes qui nous entourent. Je rejoins Boquete Tree Trek, une structure qui propose un hôtel, un restaurant, mais aussi et surtout des activités autour de la canopée. Une série de ponts suspendus permet de monter dans les montagnes, à la recherche des animaux qu’elles abritent.

Je scrute les cimes des arbres, à la recherche d’un paresseux, d’un singe d’un oiseau.

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Soudain, Raphaël, le guide, rompu à l’exercice et passionné, me fait signe. Il a repéré quelque chose. Il monte, passe derrière un arbre, escalade un peu et me confirme d’un hochement de tête. Je crapahute à mon tour pour le rejoindre. Il pointe un tronc à quelques mètres de nous. Un plumeau d’un bleu vif sort d’un petit trou : c’est un quetzal !

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Le quetzal, c’est un oiseau assez mythique, pour ses couleurs, sa rareté, pour le dieu méso-américain Quetzalcoatl. Le mâle possède une longue « queue », qu’il utilise pour les parades, bien sûr, et qui tombe généralement après la nidification (longue plume verte incroyableest la traduction du mot quetzal en nahuatl, une langue aztèque).

Il y a quelques années, j’avais eu la chance d’en voir deux au Costa Rica, mais j’avais finalement été assez déçue, préférant largement les colibris pour la variété des couleurs. Je préfère toujours les colibris, mais observé sans la pluie et avec la longue queue, ce gros pigeon bleu est quand même sacrément beau !

Rapidement, Raphaël en repère d’autres, dans les alentours et même lui est stupéfait de se trouver ainsi face à un autant d’oiseau en une fois. Une douzaine de quetzals volent d’arbres en arbres, autour de nous. Un mâle se pose, nous toisant du regard. Raphaël me fait un clin d’œil et commence à siffler. A chaque son, le quetzal remonte sa queue, prêt pour la parade nuptiale !

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Pour observer des quetzals au Panama
Hôtel, restaurant et activités nature à Boquete
Boquete Tree Trek
Palo Alto Boquete
Leur site web
Réserver une chambre

Les colibris avec Gerardo

A Finca Lerida, je retrouve Gerardo au milieu des grains de café. C’est sa passion, il peut en parler pendant des heures, expliquer la différence pour obtenir tel ou tel type de grains. Mais il a une autre passion, et c’est pour cela que je suis revenue le voir : les oiseaux.

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Au milieu des plantations, des oiseaux se coursent à toute allure, s’arrêtent un temps sur une fleur, repartent. Les couleurs de leurs plumes sont vives, ce sont les colibris. Ils volent dans tous les sens, ne se préoccupant guère des humains qui les observent.

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Fin d’après-midi, le ciel se couvre. Les soirées sont souvent humides en cette saison. Nous filons nous mettre à l’abri, ce sont de véritables torrents de pluie qui s’abattent. Certains oiseaux sont partis se cacher, mais d’autres semblent au contraire apprécier la douche, comme ce petit colibri qui en profitait pour se nettoyer les plumes !

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Panama City,
la nature aux portes de la ville

Panama City, est une capitale étonnante. Tentaculaire, bien sûr, avec un quartier des affaires en pleine extension, des grattes ciel à profusion, mais tout de même un centre ville charmant, entre le marché aux poissons, l’architecture du Casco Viejo et les couleurs d’El Chorillo. Mais la chose la plus étonnante, reste la proximité de la nature. On le devine depuis l’avion, lorsqu’on atterrit dans la capitale, mais c’est vraiment frappant lorsqu’on le vérifie sur place : il est aisé de partir se perdre dans la jungle pour la journée !

Le parc de Soberanía

En moins d’une heure je rejoins Gamboa, l’entrée pour le parc de Soberanía, un endroit que j’avais déjà apprécié la dernière fois. J’y avais notamment emprunté l’espèce de petit funiculaire qui permet de survoler la canopée et de rejoindre une tour d’observation, pour une vue à 360° sur le canal, le lac Gatun et le rio Chagres.

Dans le centre de l’APPC,
l’association panaméricaine de protection animale

L’association a longtemps travaillé dans l’ombre, mais ils viennent juste d’ouvrir un local pour recevoir les visiteurs et échanger avec eux autour de leurs activités. Néstor Correa, le président de l’association, fait la visite et explique le travail que quelques bénévoles et lui s’acharnent à mener à bien. Recueillir des animaux, les soigner, les élever quand ils sont trop petits, et parfois, quand ils ont de la chance, les remettre en liberté.

Centre de secours et de protection de la faune (Centro de vida silvestre)
Parque Nacional Soberanía, à côté de l’hôtel Gamboa Rainforest
Réservation par mail : info@appcpanama.org
Tarif adulte : 7$
Tarif moins de 12 ans : 4$

On devine aisément la motivation nécessaire pour s’investir dans une association comme celle-ci. Adriana passe ainsi ses journées à nourrir les paresseux, fourmiliers, porcs-épics, mais aussi à jouer avec eux, à les rassurer, comme pourrait le faire leurs mères. Je devine qu’elle s’y attache, ce qui est inévitable quand on s’occupe d’un bébé animal ou même d’un adulte blessé, tout en sachant que le but final restera, à quelques exceptions près, le retour à l’état sauvage.

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Observer les animaux depuis un bateau

Toujours à Gamboa, j’embarque sur un petit bateau. Le but est d’aller observer quelques animaux qui vivent autour du lac Gatun. Le pilote part à toute allure, il faut d’abord remonter le fleuve, le même qu’empruntent les cargos qui passent d’un océan à l’autre grâce au Canal. Nous en croisons quelques uns, en chemin. On se sent petit à côté !

(Pour en savoir plus sur les cargos, vous pouvez relire ces articles sur notre escapade à bord du plus grand cargo du monde)

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Quelques minutes plus tard, on est au calme. Il n’y a plus qu’à regarder autour de nous. Sur les cimes des arbres, les cormorans prennent le soleil, ailes écartées. Au loin, on entend d’autres oiseaux.

Le guide repère « quelques » bébés crocodiles, « quelques » signifiant une bonne trentaine. Ils s’éloignent à toute allure lorsque le bateau s’approche d’eux. Nous scrutons les environs, à la recherche de la mère, qui ne doit pas être très loin. Et effectivement, on la trouve rapidement, se reposant au soleil.

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L’observation se poursuit. En me concentrant, j’arrive à repérer quelques lézards « Jésus Chris », camouflés sur les rochers. J’espère en vain le voir bondir dans l’eau. Grâce à une savante histoire de pression hydrostatique, le basilic à plumes est capable de courir sur l’eau, d’où le surnom Jésus. Je l’avais vu faire au Costa Rica, mais il était bien trop rapide pour que je puisse mettre mon téléobjectif et l’immortaliser. Peut-être qu’à mon prochain voyage en Amérique Centrale j’y arriverai enfin !

En attendant, je me délecte en regardant les singes. Singes hurleurs, capucins, tamarins, on trouve plusieurs espèces, bien camouflées dans la végétation.

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Observer les singes, les crocodiles et les oiseaux depuis un bateau
Parque Nacional Soberanía
Gamboa Rainforest
Sur réservation mais plusieurs départs tous les jours (durées variables selon les tours)

Immersion chez les indiens Embera

La voiture nous dépose sur un pont, au milieu de nulle part. Une petite pirogue nous attend en dessous. Nous grimpons dans l’embarcation. Le village n’est accessible que par bateau. Quelques familles se sont installées là il y a quelques années dans l’idée de vivre du tourisme : l’argent apporté par les visiteurs reste dans le village.

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Alors que nous naviguons doucement, notre guide embera pointe du doigt la cime d’un arbre. Un singe araignée s’approche, curieux. Ce n’est pas n’importe quel singe, c’est Fred. Il fut « animal de compagnie » (vous comprendrez l’utilisation des guillemets…) avant d’être abandonné puis recueilli. Notre ami primate grimpe rapidement sur la pirogue, fait le tour du propriétaire, puis retourne à sa vie dans les arbres pendant que nous approchons du village.

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Arrivée au village, je discute avec Kevin. Comme beaucoup de jeunes, il est étudiant à la ville. Tous les matins, il part aux aurores, en pirogue, pour aller prendre le bus. Lui, apprend le français. D’autres se spécialisent dans le tourisme. Le village a une école, mais est bien sûr trop petit pour avoir un lycée.

Mon espagnol rouillé me permet d’échanger un peu avec tout le monde. Je découvre leur culture, leur artisanat, leur gastronomie, l’importance de la musique. On parle plantes médicinales avec l’herboriste du village, ou tatouages avec deux petites filles (les femmes se couvrent parfois de peinture).

Je repars en fin d’après-midi, regrettant de ne pas y rester plus longtemps. Il est possible d’y passer la nuit, soit dans une petite cabane dédiée à l’accueil des voyageurs, soit sur un matelas chez le chef du village. L’expérience doit y être incroyable !

Pour rencontrer les Embera
Toutes les infos sur le site d’Anne, une américaine qui a épousé un indien et travaille à promouvoir sa culture d’adoption dans le respect des traditions et des personnes.

A lire :

  • A la rencontre des Indiens Embera au Panama chez Clo & Clem
  • 48 heures au coeur d’un village Embera chez Jennifer

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